TRANSFERT DE PROPRIÉTÉ ET INCOTERMS : attention à la confusion !

Mai.2023
5 min

TRANSFERT DE PROPRIÉTÉ ET INCOTERMS : attention à la confusion !

Lorsqu'il s'agit de relations entre acheteurs et vendeurs, la question du transfert de propriété est d'une importance primordiale. Il est courant que les exportateurs et importateurs confondent souvent [.texte-bleu]le transfert de risque et le transfert de propriété.[.texte-bleu] Cette confusion est compréhensible, car ces deux éléments peuvent être liés : le transfert de propriété peut être conditionné par le paiement complet de la marchandise, souvent lié à une livraison conforme. Cependant, la réalité est souvent différente.

Il est essentiel de comprendre que les [.texte-bleu]Incoterms[.texte-bleu] ne régissent jamais le transfert de propriété de la marchandise, le prix de vente, les modalités de règlement ou les conditions générales de vente. Ces questions sont définies dans le [.texte-bleu]contrat de vente[.texte-bleu], qui matérialise le consentement entre le vendeur et l'acheteur. Le contrat de vente est formé dès lors que les parties s'accordent sur la chose et le prix : il s'agit d'une convention par laquelle l'une des parties s'engage à livrer une chose et l'autre à la payer. Ainsi, le transfert de propriété est un effet du contrat de vente, et il peut être réglementé par la Convention de Vienne ou la loi française (article 1583 du Code Civil).

Les règles [.texte-bleu]Incoterms[.texte-bleu] précisent toujours le lieu où les obligations du vendeur se terminent, indépendamment du lieu de transfert de risque. Le principe fondamental est de séparer la vente du transport : dès qu'un sinistre survient, la confusion s'installe et les principes s'envolent. Même si le vendeur a rempli ses obligations conformément à la règle Incoterms choisie, il peut voir son contrat de vente non respecté et sa facture impayée.

[.titre-blog]La solution : l'assurance[.titre-blog]

La refonte des [.texte-bleu]Incoterms[.texte-bleu] qui a donné naissance aux nouveaux [.texte-bleu]Incoterms 2020[.texte-bleu] a apporté des améliorations, mais la question de l'assurance reste importante : seuls deux Incoterms imposent une obligation d'assurance de la marchandise, à savoir le CIP et le CIF. Bien que les principes fondamentaux n'aient pas changé, il est nécessaire de prêter attention à la règle FOB, qui reste très couramment utilisée en transport maritime. La notion de "bastingage" a disparu et a été remplacée par la notion de "bord navire". Il convient de faire attention à l'expression FOB usage port, car l'usage prévaut sur la règle Incoterms. Néanmoins, il est conseillé, en ce qui concerne l'assurance, de garantir la marchandise dans tous les cas jusqu'à ce qu'elle soit bord navire et marchandise arrimée.

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Cette nouvelle définition du FOB "bord navire" représente une véritable évolution, car elle est claire et précise, contrairement à la notion de "passage bastingage" qui était ambiguë. Il est donc conseillé aux parties de prendre les mesures nécessaires pour se protéger des multiples défaillances de leurs partenaires. Ainsi, en cas de cessation de paiement de l'acheteur qui est incapable d'exécuter ses obligations, les parties peuvent se protéger en utilisant le [.texte-bleu]crédit documentaire,[.texte-bleu] selon lequel le vendeur sera payé après l'expédition de la marchandise, à condition de présenter les documents requis à la banque. La meilleure façon d'éviter les tensions entre le vendeur et l'acheteur est de souscrire une [.texte-bleu]assurance Ad Valorem[.texte-bleu] (assurance de dommages à la marchandise), de manière à transférer la gestion du litige et son règlement à l'assureur. Même lorsque la marchandise voyage aux risques de l'acheteur, le vendeur y trouve un intérêt tant qu'il n'a pas reçu le paiement de sa facture, même s'il n'a plus la marchandise en sa possession.

En cas de sinistre, le vendeur est confronté à de nombreuses craintes, car le risque financier est élevé : l'acheteur peut refuser la marchandise ou ne pas en payer le prix, l'acheteur peut ne pas assurer la marchandise ou son assureur peut refuser de le dédommager. Pour pallier la défaillance de l'acheteur ou de son assureur, le vendeur peut souscrire une assurance "Intérêts du vendeur".

Quelle que soit votre situation en tant qu'importateur ou exportateur, il existe des garanties sur mesure pour exercer votre activité en toute tranquillité.

image indiquant Incoterms 2020

Seuls les incoterms CIP & CIF imposent la souscription d'une assurance

Parmi les règles lncoterms, seules CIF et CIP imposent la souscription d'une assurance pour couvrir les risques de perte ou de dommages à la marchandise en cours de transport.

Les règles CIF et CIP imposent une cou­verture de garantie qui a évolué avec la version 2020 par une dissociation des 2 incoterms.
Aujourd'hui en CIP vous êtes sur une assurance ICC (lnstitute Cargo Clauses) A soit équivalent en système français à une tous risques, alors que le CIF est resté par défaut sur une assurance ICC (lnsti­tute Cargo Clauses) C soit équivalent à une FAP (Franc d'Avaries Particulières). Cette garantie doit être souscrite auprès d'un assureur précisé dans les règles de « Bonne Réputation» donc notoirement solvable et de premier ordre.


A ses frais, l'acheteur peut demander au vendeur la souscription de garanties supplémentaires de l'lnstitute Cargo Clauses comme l'lnstitute War Clauses et/ou lnstitute Strikes Clauses ou toute autre clause similaire (garanties des risques de guerre, grèves et terrorisme). La garantie doit couvrir au minimum le prix prévu au contrat de vente majoré de 10 % et être libellée dans la devise du contrat. Le vendeur devra apporter à l'acheteur la preuve que la garantie a bien été souscrite au moyen d'un certi­ficat d'assurance.


Attention aux pièges : l'acheteur a tout intérêt à vérifier le type de garantie souscrite, sa durée et le montant des franchises éventuelles. Par ailleurs, il lui sera parfois difficile de vérifier la notation financière de l'assureur et il devra faire face aux problèmes liés à la situation géographique de ce dernier (langue, juridictions compétentes, droit local, ... ). On a toujours intérêt à maîtri­ser son risque assurance.

A NOTER

  • Les lncoterms 2020 imposent main­tenant une assurance différenciée pour le CIF et le CIP:

  • CIP: assurance lnstitute cargo Clause A (LMA/IUA) (= tous risques)

  • CIF: assurance lnstitute cargo Clause C (LMA/IUA) (= Fap sauf)

Utiliser un autre incoterm ne signifie pas ne pas s'assurer

image d'un chargement de conteneur prosperity au port du havre

Si seules les règles lncoterm CIP et CIF imposent la souscription d'une garantie, cela ne signifie pas que l'impasse doit être faite sur l'assurance dans les autres cas. En effet, le risque de survenance d'un dommage n'est pas lié à la règle choisie.

Au cours des différentes phases de sa chaine logistique (manutention, stockage, arrimage, transport ... ), une marchandise est exposée à de nom­breux risques : vol, manquant, casse, mouille, pollution, incendie, risques majeurs (naufrage, ouragan ... ), conflits politiques ou sociaux, piraterie .... Même au 21e siècle, le transit international demeure une Aventure !

En cas de dom­mage, et lorsque le propriétaire a choisi de ne pas assurer ses marchan­dises, à sa charge d'effectuer seul le recours à l'encontre du responsable du litige. Au risque que ce dernier lui oppose les limites de responsabilité en vigueur, voire une exonération de responsabilité. Dans ce cas, le proprié­taire ne pourra prétendre à aucune indemnité. Par ailleurs, face au nombre croissant de déclarations d'avaries communes, le propriétaire doit bien avoir conscience que faute d'assurance facultés, outre les dommages à sa propre marchandise, il supportera seul la contribution d'avarie commune.

Pourquoi toujours assurer ses marchandises lors de leurs transit international ?

Bien que le transporteur ait une obligation de résultat, en cas de dommage, la réparation qu'il versera sera basée non pas sur la valeur réelle de la marchandise mais sur les limites de responsabilité en vigueur (poids ou colisage).
En cas de force majeure, vice propre de la marchan­dise ou faute (par exemple: mauvaise instruction donnée au transporteur), cette obligation de résul­tat n'est plus, et aucune indemnité n'est due.

De plus, souscrire une police d'assurance pour ses marchandises permet de préserver de bonnes relations commerciales avec ses partenaires: il ne faut jamais négliger la question de l'assurance au moment de la négociation d'un contrat de vente ! Il existe des solutions d'assurance adaptées à vos besoins, à vos marchandises et à vos transports quelques soient l'lncoterms utilisées.

Ne laissez pas les subtilités des Incoterms ou les risques liés au transport international compromettre le succès de vos échanges commerciaux. Contactez-nous dès aujourd'hui en savoir d'avantages sur les bonne règles à appliquer pour vos transit internationaux.

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